La crise COVID et l’accélération de l’activité de télémédecine
Avant le début de la crise COVID, on recensait une trentaine de projets de télémédecine sur les différents hôpitaux du GHU : 5 concernaient de la télésurveillance (suivi à distance de données médicales sur un patient), les autres se répartissaient entre de la téléexpertise (avis médicaux de médecin à médecin) et de la téléconsultation.
Avec la crise, c’est surtout l’activité de téléconsultations qui s’est fortement développée dans quasiment tous les secteurs. La totalité des médecins seniors de l’AP-HP ont été habilités sur l’outil régional de télémédecine Ortif, ainsi que quelques professionnels non médicaux (infirmiers, psychologues, diététiciennes…). Sur chaque site du GHU, les équipes de la DSI et les cadres administratifs de DMU ont été mobilisés pour accompagner le déploiement et le codage de l’activité de téléconsultation. Plus de 75 installations ont été réalisées (la limite ayant été les matériels disponibles) et plus de 120 professionnels formés par les 10 agents de la DSI dédiés à ce projet. D’autre part, à titre dérogatoire le temps de la crise, les conditions d’exercice des téléconsultations ont été assouplies avec notamment la possibilité de réaliser des consultations par téléphone au lieu d’utiliser des outils sécurisés par visioconférence.
Le résultat est sans appel : alors que l’on comptabilisait moins de 1000 actes de télémédecine sur l’ensemble de l’année 2019, ce sont plus de 14000 actes qui ont été enregistrés sur les seuls mois de mars et avril 2020 ! Et encore, on suppose que ces chiffres sont sous-évalués car toute l’activité n’a pas forcément été codée de manière exhaustive.
Identifier les facteurs de réussite pour préparer l’avenir
Quels enseignements tirer de cette crise ? L’AP-HP a coordonné un sondage auprès de l’ensemble des médecins. Sans surprise, le téléphone est la modalité qui a été le plus utilisée mais cela ne pourra pas se poursuivre avec le retour aux règles de droit commun sur la téléconsultation qui requiert un outil sécurisé avec visio. Or parmi les outils répondant à ce critère Ortif est largement devant. Cependant, plusieurs freins ont été identifiés pour employer davantage Ortif : rendez-vous à prendre en double dans Orbis et Ortif, la sécurisation rend l’envoi des documents plus lourd, difficultés des patients à utiliser l’outil…Une amélioration notable est attendue rapidement avec des interfaces avec Orbis qui permettront dans un premier temps de simplifier la prise de rendez-vous puis par la suite d’intégrer des comptes rendus directement dans le dossier médical du patient. Des supports d’information pour les patients doivent également permettre de mieux préparer la téléconsultation.
Au sein du GHU, la DSI s’est engagée dans un ambitieux plan d’équipement avec pour cible le déploiement à terme de matériel adapté sur la totalité des hôpitaux et des services ayant répondu aux recensements réalisés. D’importantes commandes de matériels sont en cours et les référents de la DSI sont à votre disposition pour accompagner le déploiement Ortif. Les cadres administratifs de DMU sont également mobilisés pour vous accompagner sur l’organisation et les circuits à mettre en place.
Si vous souhaitez mettre en place un projet de télémédecine, vous pouvez vous adresser à la Direction déléguée à la coordination du projet médical et des coopérations qui coordonnera les différentes interventions pour faire aboutir votre projet. Et pour plus d’information vous pouvez consulter le site suivant :
https://espace-husll.aphp.fr/dpmcp7/telemedecine/SitePages/Accueil.aspx